Du 1 septembre au

30 septembre 2026

Auður Jónsdóttir

Crédit photo : Saga Sigurdardottir

Du 1 septembre au

30 septembre 2026

Auður Jónsdóttir

Appartement de L'ICQ, Québec

À propos

Auður Jónsdóttir (née en 1973) est l’une des autrices les plus accomplies de la littérature islandaise contemporaine. Ses romans ont suscité un vif intérêt tant en Islande qu’à l’étranger, grâce à leur mélange rare de franchise incisive et d’humour. Elle a remporté le Prix littéraire islandais pour Les gens de la cave et le Prix islandais de littérature féminine pour Les secrétaires des esprits. Ces deux romans ont été nominés pour le Prix littéraire du Conseil nordique. Le roman d’Auður, Quake, est sans doute son ouvrage le plus réussi à ce jour; il a conquis un large public parmi les lecteur.trice.s islandais.es de tous âges, renforçant ainsi sa position d’écrivaine majeure de sa génération. Quake figurait parmi les 75 traductions les plus remarquables de 2022 sélectionnées par World Literature Today. Plusieurs films ont été adaptés de ses romans, ainsi qu’une pièce de théâtre jouée au Théâtre de la Ville. Auður traduit également des pièces de théâtre de l’anglais et du danois. Auður a souvent exercé le métier de journaliste et a dirigé des revues consacrées au livre et à la culture. Elle a publié environ quatorze ouvrages, dont la plupart sont des romans, mais elle a également écrit des essais et des livres pour enfants. Ses livres ont été traduits dans une douzaine de langues. Elle a reçu le Prix des écrivains de la Société nationale islandaise de radiodiffusion et a été désignée en 2009 «poète de l’année» du Théâtre municipal. 

Le projet

A few words about the work I plan to write in Québec City.

What I envision is a piece of writing that will be a mix of an essay and a short novel. The framework is a letter from a mother to her son, a letter from Québec City to Reykjavík. Since the work will be tied to my stay, part of it will spring from my experience of being in Québec.

I will tell my son a travel story and mix into it reflections on language, such as the coexistence of French and English as well as the coexistence of the microlanguage Icelandic and English.

I myself lived in England as a child, where my father studied biology so I spent a lot of time with him in the forests looking at insects. He was an entomologist. I have read that the Canadian author Margaret Atwood was with her father looking at insects in the forests of Quebec and this connection intertwines nature and literature. Language and memories. Something that I will play with. And improvise with. The opening notes of the writings begin there.

So many adventures have begun in Quebec. Another starting point is the story of the Icelanders who moved to Canada in search of a better life after disasters. And often arrived in Quebec first before going further.

Then my intention is to look at authors from the region and write based on the speculations that arise from reading them. I also look forward to experiencing life there and spice up my story by writing about my experiences. And incidents. Often a single incident becomes a larger story. I have no doubt that many things in a new place will ignite new impressions. Every journey is a story, and this journey will be the setting for the story that I intend to write.

A setting for the reflections that arise, personal as well as geographical and so on. And I will try to convey to my son, as well as other readers, the value of finding stories while traveling one way or another. The meaning of telling a story. This freedom all of us can find. And how important it is to have literature in a world where rapid changes are taking place, at times when both Canada and Iceland are somehow finding their feet again in a changed worldview. Perhaps this letter will be, in its own way, a letter from the past to the future, just like a letter from Quebec City to Reykjavík or a letter from a mother to her son. A letter written to explore the present, in a new environment and under the shelter of literature.

 

Quelques mots sur l’œuvre que je souhaite écrire à Québec

Ce que j’imagine, c’est un texte qui prendra la forme d’un mélange entre un essai et un court roman. Le cadre sera celui d’une lettre d’une mère à son fils, une lettre envoyée de Québec à Reykjavík. Comme cette œuvre sera liée à mon séjour, une partie de celle-ci naîtra de mon expérience vécue à Québec. Je raconterai à mon fils un récit de voyage, dans lequel j’entremêlerai des réflexions sur la langue, notamment sur la coexistence du français et de l’anglais, ainsi que sur celle de l’islandais, une langue de petite diffusion, et de l’anglais.

J’ai moi-même vécu en Angleterre durant mon enfance, à une époque où mon père étudiait la biologie. Je passais beaucoup de temps avec lui dans les forêts à observer les insectes. Il était entomologiste. J’ai lu que l’autrice canadienne Margaret Atwood accompagnait elle aussi son père dans les forêts du Québec pour observer les insectes. Ce lien entre nature et littérature, entre langue et mémoire, est quelque chose avec lequel je souhaite jouer, improviser. C’est là que commencent les premières notes de ce projet d’écriture.

Tant d’aventures ont commencé au Québec. Un autre point de départ est l’histoire des Islandais.es qui ont émigré au Canada à la recherche d’une vie meilleure après des catastrophes, et qui arrivaient souvent d’abord au Québec avant de poursuivre leur route vers l’ouest. Mon intention est ensuite de découvrir des auteur.trice.s de la région et d’écrire à partir des réflexions et des spéculations que leur lecture fera naître. J’ai également hâte de vivre le quotidien sur place et d’enrichir mon récit en y intégrant mes propres expériences et les événements rencontrés en chemin. Bien souvent, un simple incident devient une histoire plus vaste. Je ne doute pas qu’un nouvel environnement fera surgir de nouvelles impressions. Chaque voyage porte en lui une histoire, et celui-ci constituera le décor du récit que j’ai l’intention d’écrire.

Un décor pour les réflexions qui émergeront, qu’elles soient personnelles, géographiques ou autres. Je tenterai de transmettre à mon fils, ainsi qu’aux autres lecteur.trice.s, la valeur de la découverte des histoires au fil des voyages. Le sens même du récit. Cette liberté que nous pouvons tous et toutes trouver. Et aussi l’importance de la littérature dans un monde où les changements s’accélèrent, à une époque où le Canada comme l’Islande cherchent, chacun à leur manière, à retrouver leurs repères dans une vision du monde transformée. Peut-être que cette lettre sera, à sa façon, une lettre du passé adressée à l’avenir, tout comme elle sera une lettre de Québec à Reykjavík ou une lettre d’une mère à son fils. Une lettre écrite pour explorer le présent, dans un nouvel environnement et sous la protection bienveillante de la littérature.

Traduction réalisée grâce à l’outil  DeepL.

La résidence

En collaboration avec ses partenaires de six autres villes littéraires de l’UNESCO, L’ICQ a mis sur pied le projet de résidence circulaire. Cette résidence a pour but de tisser des liens étroits et forts d’affinité et de partage entre les villes créatives partenaires, leur écosystème littéraire et leurs auteur.trice.s, en plus de participer au rayonnement de la désignation de Québec, ville de littérature UNESCO. 

NOS résidences

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