Depuis les rives du Saint-Laurent, PEN Québec refuse le silence. Alors que l’Iran s’est enfoncé dans une répression d’une violence inouïe — coupures numériques, balles réelles, effacement méthodique des voix dissidentes— la parole demeure un acte de résistance.
En soutien au peuple iranien, PEN Québec, qui fête son centième anniversaire cette année, convie le public à une soirée de causerie et de lectures à la Maison de la littérature de Québec, plaçant la poésie iranienne au cœur de l’échange. Parce que là où l’État cherche à briser, la poésie persiste. Elle traverse les frontières, survit à la censure, porte les noms qu’on voudrait faire disparaître.
La Déclaration de PEN Québec rappelle l’ampleur de la tragédie: une répression meurtrière sans précédent, des milliers de morts vérifiés, et des chiffres bien plus vertigineux encore, dissimulés derrière des coupures répétées d’Internet, une surveillance accrue et une circulation entravée de l’information. Face à cette tentative d’effacement, PEN Québec choisit la vigilance, la solidarité et la parole partagée.
Des membres de PEN se réunissent pour porter cette parole.
PEN Québec: Nora Atalla à l’animation (vice-présidente), Bertrand Laverdure, Victor Ramos, Félix Villeneuve (président)
PEN Club français: Joëlle Thiénard
Traductrice: Parastoo Nasrollahzadeh
Les lectures de poèmes, en français et en persan, seront entrelacées de réflexions et d’échanges avec le public. Une occasion de se tenir ensemble, d’écouter ces voix venues du bout du monde, et de rappeler que la littérature n’est jamais un luxe, mais un lieu de résistance, de mémoire et de dignité.
Parce qu’écouter est déjà un geste.
Parce que dire, ensemble, est une manière de refuser l’oubli.