Les Labos danse écriture sont des espaces d’exploration où les gestes, la voix, la parole et l’écrit s’entrelacent. Pensé et animé par Catherine Lalonde — poète, journaliste et performeuse issue du milieu de la danse— ce laboratoire propose une recherche indisciplinaire. Le laboratoire est ancré sur des improvisations et des jeux sensibles qui appellent le mouvement, la voix, le mot, le tracé, l’écriture, le sens et le non-sens.
Le labo invite à jouer, à risquer, à sortir de ses forces artistiques et techniques, à se salir un peu — le crayon de plomb et le fusain, ça laisse des traces! On explore ce qui relie le corps au sens, on observe le chemin de la pensée quand elle se cherche, aussi de l’individuel au collectif, de l’instant à la trace à long temps — et vice-versa.
L’esprit de groupe se tisse toujours rapidement. Naît là une communauté spontanée, guidée par la curiosité et le risque doux. La vulnérabilité et l’essai y sont des matières premières. À la fin, il n’y aura rien à présenter: pas d’œuvres, pas de work in progress. Mais des traces, du papier froissé, des phrases de poésie spontanée qui se répondent l’une à l’autre et à travers le temps; des liens vivants; et beaucoup d’idées pour creuser autrement les réponses aux questions artistiques personnelles.
Cette activité a une durée de quatre heures et s’adresse aux personnes avec une pratique artistique.
À propos de l’artiste
Catherine Lalonde est née en 1974 et vit à Montréal. Venue de la danse contemporaine, elle a fait comme poète paraître au Quartanier Trous (2024), La dévoration des fées (prix Alain-Grandbois 2018; finaliste au Grand prix du livre de Montréal et aux Prix littéraires du Gouverneur général), ainsi que les rééditions de Cassandre (2019) et Corps étranger (2020, prix Émile-Nelligan 2008), publiés à l’origine chez Québec Amérique, en 2005 et 2008. Elle est journaliste au Devoir.
Photo de Catherine Lalonde: Justine Latour