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Coup d’œil sur des périodiques littéraires québécois et internationaux

Revue de presse du 20 mars 2020
20 mars 2020

Le Devoir

Cahier Lire

14 et 15 mars 2020

En ouverture, le cahierprésente une entrevue avec l’écrivaine Virginie DeChamplain qui publie Les falaises, son premier livre. Le roman « sur la filiation féminine », racontant l’histoire d’une narratrice qui plonge dans son passé familial pour faire le deuil de sa mère, se mérite trois étoiles et demie. « Alors que les voix féminines se font de plus en plus fortes sur la scène littéraire, les figures de mères, de filles, d’amies gagnent en profondeur et en authenticité », écrit la journaliste en prenant pour exemple ce roman.

 

La traduction française du roman de la Vénézuélienne Karina Sainz Borgo, La fille de l’Espagnol, reçoit une critique élogieuse. « Roman d’exil et de colère », « cri de désespoir », dans son œuvre, « Karina Sainz Borgo dépeint avec talent et sans fard ce qui a fait de Caracas une ville à l’agonie ». Même chose pour l’écrivaine anonyme Anne Archet, surnommée « la Proust de la branlette », pour son livre Perdre haleine, une célébration de « la masturbation féminine en une seule phrase de 26 000 mots », qui obtient quatre étoiles.

 

Une autre entrevue avec le poète Danny Plourde met de l’avant son dernier recueil, Les boucliers humains, qui reçoit trois étoiles et demie. Ce recueil prend la forme du « carnet de voyage d’un homme tentant de protéger sa capacité d’empathie ». Finalement, onfait mention du dernier essai de l’économiste nobélisé Paul Krugman, un « progressiste prudent ». Dans Lutter contre les zombies, il « attaque le président Trump sans pour autant idolâtrer la gauche ».

Lettres Québécoises

No. 177

Printemps 2020

 

 

En début de cahier, on présente La dérive des capitaux, une collaboration de plusieurs auteurs qui traitent du paradoxe de la vie d’écrivain et de sa réalité économique.  Dans son texte Les écrivains et l’argent,  Stéfanie Clermont ouvre le bal en accusant les écrivains (se mettant elle-même dans le lot) de contribuer à une idéologie capitaliste d’entrepreneuriat qui cherche à vendre et à faire parler au détriment de la liberté et de la passion d’écrire.

 

Dans la section critique, le livre de Fernand Durepos se démarque par son cinq étoiles. Mourir m’arrive, paru d’abord en 2004 pour être réédité en 2019, reprend le mythe d’Orphée sous une forme moderne québécoise.