L’espace littéraire francophone africain a longtemps rimé avec le masculin par des noms comme Léopold Senghor, Camara Laye, Sembene Ousmane, Mongo Beti, Henri Lopes, Sony Labou Tansi, Ahmadou Kourouma, etc. Avec l’arrivée de Mariama Bâ, Awa Thiam, Ken Bugul et bien d’autres Africaines, on assiste à une prise de parole des femmes par l’écriture pour dire la condition féminine. À la suite de celles que l’on considère désormais comme les pionnières de la littérature féminine francophone d’Afrique noire, une nouvelle génération d’écrivaines africaines décomplexées va faire son entrée dans le champ littéraire en opérant un renouvellement thématique, esthétique et formel.
Quelles sont les caractéristiques distinctives de cette littérature féminine? De quoi parle-t-elle? Les écrivaines africaines sont-elles parvenues à vaincre les facteurs d’invisibilisation auxquels étaient confrontées leurs aînées? Telles sont les questions auxquelles ce panel, réunissant deux écrivaines africaines de Québec, tentera de répondre.
Avec Ndèye Coumba Bâ et Nathasha Pemba
Animation par Moïse Ngolwa
La rencontre sera suivie de la dédicace du livre de Natasha Pemba, Que ma langue s’attache à mon palais si je perds ton souvenir (2026).
Photos: Ndèye Coumba Bâ et Nathasha Pemba (Coralie Grenier)