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Mardi 28 juin

Spectacles et événements

Espace d'exposition


17 h 30
Gratuit
Accès Libre
Le temps du paysage | Exposition d'Hélène Dorion | du 28 juin au 15 septembre

Vernissage le 28 juin de 17 h 30 à 19 h 30 en présence de l'artiste et de l'architecte Pierre Thibault

 

Le nouveau livre d’Hélène Dorion, Le temps du paysage (Éditions Druide), constitue une traversée des brouillards que la vie installe parfois devant nous comme des états transitoires, des passages nécessaires que les vents transformeront et dissiperont pour que s’ouvre devant nous un autre chemin.

 

Pour la première fois dans sa démarche créatrice, Hélène Dorion accompagne son texte de photographies qu’elle a réalisées durant un séjour en Italie et qui figurent ces moments de nos vies en suspens, ces brumes qui se dissipent lentement jusqu’à découvrir des fragments de bleu qui révèlent l’autre rive.

 

L’exposition Le temps du paysage présente des photographies avec textes faisant partie du livre.

 

Les photographies dialoguent ici avec le texte pour nous permettre de saisir, à travers le paysage, cette révélation de vivre dont il est empreint. Il ne s’agit donc pas d’approcher le paysage de manière bucolique ou de l’envisager comme ce quelque chose de romantique dont on a du mal à le débarrasser. Plutôt, il devient un miroir intérieur qui dit ce que l’on ignore de soi-même. Ainsi peut-on toucher à cette beauté réparatrice qui ouvre aussi sur l’amour, son autre versant.

 

Photographier devient ici – comme écrire – une manière de saisir la lumière et les ombres qui se posent sur le monde.

 

« L’exposition et la parution du livre Le temps du paysage d’Hélène Dorion aux éditions Druide font suite à une résidence d’artiste à Umbertide, Ombrie, en Italie.

 

Dans son studio de travail, l’écrivaine constate : « ce paysage s’impose chaque jour davantage comme un espace qui me révèle mon horizon intérieur […] Levant ainsi la frontière entre le dedans et le dehors, le paysage qui s’impose quotidiennement à ma vue s’ouvre comme une fenêtre et me devient intime ». Oui, la question du paysage nous pose celle de notre rapport à la nature, « la nature comme côté de l’homme » écrivait Merleau-Ponty - quand là, nous ne sommes ni dedans ni dehors mais dans un espace de réversibilité où l’extérieur et l’intérieur gravitent l’un autour de l’autre. Comme l’enchaînement de la vie et de la mort, le chiasme du visible et de l’invisible. Apparaît alors l’idée « d’inviter les images elles-mêmes à dialoguer avec les mots » en même temps qu’avançait l’écriture du livre.

 

Ainsi « photographier est – comme écrire – une manière de saisir la lumière et les ombres qui se posent sur le monde », relate Hélène Dorion. Au tréfonds de cette écriture de lumière repose l’image vivante d’une perte : c’est dans l’enceinte de ce paysage que l’écrivaine apprit que son père était mourant. »

 

Manon Regimbald - Conservatrice