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Sous les pierres, le courant d’air

Je commence ce mot avec un emprunt à la formidable Alice Zeniter, dont je suis en train de lire L’art de perdre. « Ce qui fait tenir une maison, ce ne sont pas les pierres, la maçonnerie. C’est la présence humaine à l’intérieur. »

 

À la Maison de la littérature, ces mots trouvent écho.

 

Quand j’observe les gens, nombreux, déambuler dans notre espace, quand j’entends un enfant piailler, quand j’assiste à un spectacle ou à une rencontre entouré d’une foule attentive et curieuse, je me dis que la Maison est bien vivante.

 

Quand un groupe d’artistes de grand talent s’approprient avec une justesse majestueuse l’univers de Michel Tremblay – l’écrivain est lui-même sorti ému de cette représentation –, quand les gens se présentent massivement à notre soirée-bénéfice Lettres gourmandes, quand les Jeunes programmateurs démontrent avec leurs activités la richesse de la relève littéraire à Québec, quand les citoyens se rassemblent pour célébrer les lauréats des prix littéraires de la dernière année, je me dis que la Maison compte sur de dynamiques ambassadeurs. 

 

Oui, la Maison se tient solidement grâce à ceux qui nous visitent, nous soutiennent, nous charment, et grâce à cette équipe passionnée qui cherche à vous captiver jour après jour. Les pierres, la maçonnerie sont bien belles, mais Alice Zeniter a raison de dire que ce ne serait rien sans cette « présence humaine à l’intérieur ». Cet été, des quatre coins du Québec ou du monde, venez ajouter votre pierre à notre bel édifice.