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Coup d’œil sur des périodiques littéraires québécois et internationaux

Revue de presse du 21 février 2019
21 février 2019

Le Devoir

Cahier LIRE

16 et 17 février 2019

 

 

Le cahier « Lire » de cette semaine présente un portrait de l’académicien Jean D’Ormesson, auteur d’une quarantaine d’ouvrages, dont on publie maintenant une œuvre posthume, Un hosanna sans fin, ainsi qu’une biographie « remarquablement bien écrit[e] » par Sophie des Déserts, Le dernier roi soleil.

 

Manon Dumais signe ensuite une élogieuse critique de Mademoiselle Samedi soir, de Heather O’Neill, où l’auteure « pose un regard tendre et enveloppant sur une faune bigarrée de laissés-pour-compte, d’enfants poètes et de beaux fous comme elle seule sait en créer ». On parle également du roman Au milieu des vivants, de Josée Bilodeau, et de Billydéki, de Sonia Perron, où l’auteure raconte « l’enfer des pensionnats autochtones […] avec une sobriété dénuée d’euphémisme ».

 

Les pages centrales du cahier sont consacrées à l’illustratrice Cécile Gariépy, qui publie son premier album jeunesse chez la Pastèque, Coup de vent. Bien que le livre cartonné ne comporte aucun texte, on dit de ses illustrations qu’elles « assurent une narration riche et porteuse de sens ».

 

On parle aussi du roman Au bord de la Sandá,de l’Islandais Gyrdir Elíasson, qu’on qualifie de « réflexion méditative sur les tensions muettes du silence et la lucidité du solitaire »; puis de China Dream, de Ma Jian, écrivain chinois exilé à Londres, qui propose une « fable orwellienne mélangeant fiction et réalité ».

 

Le cahier se termine sur une critique de l’essai Algorithmes : la bombe à retardement, de la mathématicienne américaine Cathy O’Neil, « analyste passionnante de l’univers des […] big data » quidénonce les usages pernicieux de modèles mathématiques parfois « plein[s] d’a priori ».

Lire

No 472

Février 2019

 

 

Ce numéro présente en couverture un dossier sur Michel Houellebecq. Les premières pages de la section sont consacrées à sa génération littéraire, créatrice d’une « littérature décomplexée » qui ne cherche pas nécessairement à plaire à une certaine élite littéraire française et qui s’incarne « aussi dans le traitement du sexe ou de la violence ». Quelques pages sont ensuite consacrées à une biographie de l’auteur et à des moments de sa vie qui ont pu inspirer son œuvre.

 

Suit un entretien avec l’écrivaine Céline Minard pour son roman Bacchantes, qui raconte l’histoire d’un braquage mené par un trio de femmes à Hong Kong, dans un ancien bunker anglais, tandis qu’un typhon approche des côtes. Lorsque le journaliste lui parle du « ton théorique » que certains reprochent à ses livres, l’écrivaine affirme écrire « de la littérature populaire, qu’on prend pour autre chose [elle ne sait pas pourquoi] ».

 

La revue se termine par une série d’extraits et de critiques livresques. Le plongeur de Stéphane Larue y est notamment présenté, mais c’est surtout en littérature étrangère que les romans reçoivent des éloges. Le chant des revenants, par Jesmyn Ward (l’histoire d’un jeune métis du Mississippi), et Comme il pleut sur la ville, le cinquième tome de Mon combat,de Karl Ove Knausgaard (série autobiographique), ont été particulièrement appréciés.