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Coup d’œil sur des périodiques littéraires québécois et internationaux

Revue de presse du 17 mai 2018
17 mai 2018

Le Devoir

Cahier Lire

12 et 13 mai 2018

 

Cette semaine le cahier Lire du Devoir met en valeur le Dictionnaire amoureux du Festival de Cannes d’abord par une entrevue de Fabien Deglise, avec l’auteur Gilles Jacob qui en fut le président pendant de nombreuses années, et ensuite par des extraits choisis de ce livre qui vient de paraître. Du côté des critiques, on aborde La femme qui ne vieillissait jamais, de Grégoire Delacourt, Le renard roux de l’été, de la Québécoise d’origine italienne Françoise de Luca, Amours Mortelles, de l’Américaine Joyce Carol Oates, Suite argentine, de Laure Bouvier, et Le diable rebat les cartes, du Britannique Ian Rankin. Le plus récent opus de l’auteur français Daniel Pennac, Mon frère, se voit attribuer quatre étoiles pour « une réflexion simple et sensible sur la part de l’autre en soi et sur le mystère [des] attachements familiaux ».

 

Du côté des essais, l’ouvrage de Louis Desmeules, Marcuse, Mai 68 et le retour de l’histoire, retient l’attention de Louis Cornellier. Le livre du tandem Martin Lapierre et Martin Robert, Grève et paix, qui fait l’histoire des lois spéciales pour mettre fin à des conflits de travail au Québec, démontre que « ces lois ont, au profit du néolibéralisme, marginalisé le syndicalisme politique. […] et c’est leur influence sur l’évolution socioéconomique de l’ensemble de la société québécoise qui attire l’attention des deux historiens ». Le cahier Lire se conclut sur une critique de la bande dessinée L’enfant et la rivière, de Xavier Coste, d’après un roman d’Henri Bosco. « Xavier Coste expose une nouvelle fois un environnement graphique époustouflant, précis, riche et dense » que quelques images choisies nous permettent d’apprécier.

Lurelu

Vol. 41, no. 1

Printemps-été 2018

 

 

La revue Lurelu, dans sa dernière parution, propose d’emblée une entrevue avec Annie Bacon, auteure jeunesse prolifique, dont le très personnel Chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage a reçu dernièrement le Prix littéraire des enseignants APQF-ANEL. On poursuit avec une entrevue de Jean-François Sénéchal qui rencontre Maxime Mongeon, éditeur jeunesse chez Leméac. Un entretien avec les éditeur.e.s Isabelle Vaillancourt et Félix Maltais aborde les perspectives d’avenir envisagées pour les magazines Les Débrouillards et Curium. On lit ensuite des entrevues avec Jonathan Bécotte et Frédérick Wolfe, deux récipiendaires du prix Cécile-Gagnon 2017, qui racontent leurs parcours respectifs de jeunes auteurs.

 

Le deuxième volet du dossier « Garçon ou fille : égaux ou pas? », entamé dans l’édition précédente de Lurelu, propose d’étudier les personnages principaux des livres s’adressant aux douze ans et moins publiés au cours de l’année 2017, au Québec et au Canada francophone. On remarque que « les garçons sont à l’avant-scène dans 47% des cas, tandis que pour les filles, la proportion est de 45% »; constat moins alarmant qu’on aurait pu l’imaginer, bien que « le nombre de personnages masculins [demeure] plus élevé, même lorsque les filles portent l’action ».

 

En page 23, l’article « S’ouvrir sur le monde : les migrants d’ici et d’ailleurs », présente trois livres sur ce sujet toujours d’actualité, accompagné d’expériences de travail en lecture et à l’oral auprès de groupes d’élèves de 6e année. Ces trois titres sont : Y’a pas de place chez nous, d’Andrée Poulin, Où vais-je vivre? et Chère Malala, de Rosemary McCarney. Dans la section Des livres au cœur de la classe, on s’interroge sur la culture avec un grand C en exploitant l’album Si j’étais ministre de la culture, de Carole Fréchette, illustré par Thierry Dedieu. Par la suite, c’est l’auteur Jonathan Bécotte qui est à l’honneur dans la section Des livres à l’étude, avec son dernier titre Souffler dans la cassette. Comme le décrit si bien Marie Fradette, il s’agit d’un « petit recueil aux grands possibles [qui] permet d’explorer différentes avenues. Celle de la poésie bien sûr, mais aussi celle de l’ouverture à l’autre et, par ricochet, des préjugés qui dictent les façons de faire ». Finalement, le concours littéraire 2017 Lurelu dévoile ses 2e prix : La maison aux gréements, de Isabelle Dumont (catégorie 10 ans et plus), et Un trou dans la clôture, de Myriam Thibodeau (catégorie 5 à 9 ans). Ces deux textes sont illustrés par Caroline Merola et sont précédés d’une courte biographie.