Un mot de la direction en réponse aux questions et aux commentaires

Compte tenu de la tragédie du 29 janvier dernier, et surtout du deuil qui se poursuit au sein de la communauté musulmane de Québec, deuil que nous partageons, nous avons pris la décision de ne pas tenir l’activité du dimanche 12 février, soit l’entretien entre MM Salah el Khalfa Beddiari et Aziz Farès, suivi d’une conférence de Mme Djemila Benhabib.

Cette décision a provoqué certaines déceptions que nous pouvons comprendre.

Cette activité a été pensée il y a quelques mois, dans le cadre du programme d’accueil de M. Beddiari, qui est à la Maison de la littérature jusqu’à la fin février pour la résidence Exil et liberté que nous organisons depuis des années avec le Centre québécois du P.E.N. International. Nous voulions entendre ces écrivains nous parler de la présence arabe à Québec et au Québec, de la littérature en lien avec la condition des migrants, en jetant un regard sur la relation entre les écrivains arabes et l’islam. Le choix de nos invités avait pour but de générer un échange d’idées, une discussion sur ces questions, avec trois auteurs d’origine algérienne dont nous apprécions le travail et la qualité de la réflexion.

Dix jours après l’attentat, mes collègues et moi avons estimé que ce n’est pas le moment pour tenir un tel échange. Nous maintenons que le sujet dont nous devions discuter dimanche est pertinent, sinon nécessaire. Pour l’instant, le deuil doit toutefois avoir préséance.  La reprise de cette activité devrait avoir lieu en mai. La direction de la Maison en fera l'annonce d'ici peu. 

 

Bernard Gilbert.